Aulnay-de-Saintonge


Fabrique des légendes



Chacun dans sa place et son rôle. Le cheval fait son cheval. Pour une fois, l’arbre-serpent porte des pommes de pin. Signe de fécondité. C’est donc que la dame enfantera, d’ailleurs à sa dextre attirant la branche, à senestre déjà caressant son gros ventre. Bref, c’est comme si le chevalier avait déjà vaincu et touché son guerdon, le célèbre jardinet sadinet (L’amour de moi y sera enclose).

Aussi le dragon se hâte-t-il de cracher feu et venin. Il va falloir en finir et, de pleine et charmante bonne volonté, se coucher roide occis.

Tout cela, quelle jolie ronde. Chacun pose un peu, et même un peu plus. C’est du beau conte, de la bonne légende toute courtoise et complète.

Et comme volte bien le bas de la robe, laissant nues les chevilles.


Mais surtout les petons cambrés, débordant sur l’astragale, la grande coquetterie des sculpteurs.



alain gaubert

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