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Jusques a none base a il esté.

Aine n'encontra nul home de mere né,

N'ermite ne convers u puist parler.

Par desous .i. haut tertre en est montés

Et puis si a un val a devalé.

Il garde devant lui par mi un pré,

D'autre part une haie en .i. bos cler,

S'a veü le lion adevaler

Que li avoit li ostes au soir nomé.

Chel jor avoit ochis un grant sengler

Si en avoit mengiet a grant plenté.

Boivre venoit a l'aigue, car bien le set.

Quant il coisi Aiol, si s'est tornés

Vers lui geule baee comme maufés

Qu'il le voloit mangier et estranler.

Jamais plus fiere beste vos ne verés.

Aiols le voit venir, si l'a douté ;

De son cheval dessent comme senés,

A le branche d'un came l'a aresné,

Qar il se redoutoit de l'afoler ;

Et a traite l'espee de son costé

Encontre le lion en est alés.

A grant geule baee comme maufés

Se vient contre l'enfant comme dervés

Qu'il le voloit mengier et devourer.

As .ii. poes devant le va combrer

Amont par son escu viés enfumé

Que les ongles lt fait par mi passer

Et enprés lui le sache, si l'a tiré,

Por un poi qu'il nel fist jus craventer.

Mais Aiol le feri del branc letré

Si achemeemént l'a encontré

Que le pié et le poe li a copé.

Li lion gete .i. brait, qu'il fu grevé,

Mais Aiols le rehaste comme senés

Que par devant les ars l'a tout copé,

Que mort l'a .abatu et craventé.

chevauchant jusqu'au milieu de l'après-midi.

Il ne rencontra aucun homme né de mère,

aucun ermite ou frère convers à qui parler.

Il est monté sur une haute colline

puis est redescendu dans une vallée.

Il voit devant lui une grande prairie,

et au delà d'une haie, dans une clairière,

il aperçoit le lion qui descend,

celui-là même dont l'hôte avait parlé la veille.

Ce jour, il avait tué un grand sanglier,

et il en avait mangé tout son soûl.

Il venait boire à un point d'eau qu'il connaissait :

quand il voit Aiol, il se tourne vers lui,

gueule béante comme un démon,

pour l'étrangler et le dévorer.

Vous ne verrez jamais bête plus féroce.

Aiol le voit venir avec inquiétude ;

il descend sagement de son cheval

et le met à l'attache à une branche,

car il craint qu'il ne s'affole ;

il tire l'épée de son fourreau

et va à la rencontre du lion.

Gueule grande ouverte comme celle d'un démon,

le lion court au jeune homme comme un fou

pour le manger et dévorer.

Avec ses deux pattes de devant il frappe

le haut du vieux bouclier enfumé,

si fort que ses griffes l'ont traversé

et qu'il l'arrache, le tire à lui,

manquant de peu de renverser Aiol.

Mais Aiol le frappe de son épée damasquinée

d'une charge si habile

qu'il lui coupe les pattes.

Blessé, le lion pousse un hurlement,

mais Aiol le frappe encore, pour faire bonne mesure,

lui lacérant toute la poitrine

jusqu'à ce qu'il s'écroule mort.



























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Angoulême

Antrans

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